Le post-partum côté tête

Baby blues, fatigue, dépression : comprendre l’après-naissance et savoir à qui en parler.

Après la naissance, on attend de la joie, et parfois ce sont les larmes, la fatigue ou le doute qui arrivent. Ce n’est pas un manque d’amour : c’est une période de grands bouleversements, et il existe de l’aide.

À retenir

  • Le baby blues concerne la majorité des mères, quelques jours après la naissance, et passe en général seul.
  • La dépression post-partum est une maladie qui se soigne.
  • Si les symptômes durent plus de deux semaines, consultez un professionnel de santé.
  • Les pères aussi peuvent être concernés.

Baby blues ou dépression post-partum ?

Le baby blues

Réaction aux changements physiques, hormonaux et psychologiques de l’accouchement. Signes : pleurs faciles, irritabilité, sentiment d’être dépassée, perte de repères et de confiance en soi. Il dure de quelques heures à quelques jours.

La dépression post-partum

Elle peut survenir dans les semaines ou les mois qui suivent l’accouchement, souvent de façon progressive, et durer des mois. Signes possibles :

  • Manque d’énergie, difficultés à s’occuper de bébé ou des tâches quotidiennes.
  • Perte de plaisir, tristesse profonde.
  • Culpabilité ou sentiment d’incompétence.
  • Troubles du sommeil, changement d’appétit.

Près d’une mère sur cinq est touchée dans les 4 semaines suivant l’accouchement : ce n’est donc ni rare ni honteux.

Et les pères ?

Près d’un père sur dix traverse une dépression pendant la grossesse ou peu après la naissance. Signes possibles : doutes, perte de confiance, peu d’envie de s’occuper de bébé, envie de s’absenter, peur d’être jugé, anxiété, troubles du sommeil, conflits dans le couple.

À qui en parler ?

  • Votre sage-femme ou votre médecin traitant.
  • Le centre de PMI.
  • Un psychologue, avec le dispositif « Mon soutien psy » (informations sur ameli.fr).
  • L’hôpital, en consultation de pédopsychiatrie périnatale.

Vous ne devez pas attendre d’aller « très mal »

Plus les soins sont précoces, plus on peut éviter des conséquences. Se faire aider, c’est prendre soin de vous et de votre bébé. Si vous avez des pensées sombres ou suicidaires, contactez sans attendre un professionnel de santé ou les services d’urgence (15 ou 112).

Cette information ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Sources officielles

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