Les dangers des écrans pour les enfants

Désormais partout où l’on va il y a des écrans : on va manger au restaurant, il y a la télévision, à l’arrêt de bus, une publicité sur panneau grand écran bouge ; dans les magasins, même constat. Alors, comment fait-on, est ce que les écrans ont un réel impact négatif sur les enfants ? Comment y remédier ?

Pour le psychiatre Serge Tisseron c’est assez clair et il propose donc des repères pour la gestion des écrans en familles. Première règle simple : « pas d’écran avant 3 ans et après on limite, on explique, on partage. Eduquer les enfants aux écrans c’est important. » Le temps passé devant un écran peut empiéter sur des apprentissages essentiels à leur développement physique, psychique et social. Un usage excessif peut avoir des conséquences sur le développement du cerveau des enfants, leur apprentissage des compétences fondamentales et leur capacité d’attention.

Cependant, l’Académie des sciences a remis un rapport rendu en 2013 sur l’Enfant et les écrans qui distinguait deux types d’écrans pour les enfants de moins de 2 ans : les écrans devant lesquels l’enfant est passif : télévision dont les effets, selon l’avis ne sont que négatifs sur plan du développement physique et psychique, et les écrans interactifs : tablette par exemple, dont l’Académie considère qu’ils peuvent être utiles au développement sensori-moteur sous réserve qu’ils n’éloignent pas l’enfant d’autres activités nécessaires à son développement. Un nouvel avis cette fois en 2019 par les académies de médecine, des sciences et des technologies réunies appellent à un usage modéré des écrans par les enfants : Une surexposition augmente le risque de troubles du sommeil, d’un mauvais développement, notamment cérébral.

« Fasciné par les bruits et les lumières vives, totalement passif, le très jeune enfant peut apparaitre comme déjà victime d’un trouble comportemental : surexposition chez l’enfant « scotché » à l’écran et réactions de colère lors du retrait. L’objectif n’est pas uniquement de limiter l’accès aux écrans, sauf dans une large mesure, chez les plus jeunes enfants, mais de toujours en accompagner une utilisation raisonnable et raisonnée. »

Tous les risques qui viennent d’être évoqués ne doivent pas occulter le fait que, bien utilisés, les écrans, et l’information dont ils permettent l’échange, constituent des outils de connaissance et d’ouverture sur le monde dont l’intérêt est incontestable. Il faut rappeler que notre rôle, aussi bien en tant que modèle d’imitation que comme autorité éducatrice, reste absolument capital pour le bon usage des écrans et la construction de l’enfant.

Plusieurs alternatives aux dessins animés existent comme :

          La Toniebox : « La Toniebox est un petit théâtre sonore sur lequel des figurines exceptionnelles prennent vie pour embarquer petits et grands dans une aventure audio interactive unique, loin des écrans et du train-train quotidien. »

Les avantages : votre enfant connaitra les dessins animés à la mode comme la Pat Patrouille, Peppa Pig et compagnie sans passer des heures devant la télévision, mais il pourra en parler aux copains/copines.

          Vous pouvez vous aussi enregistrer des histoires.

Notre avis : Nous l’avons pour notre fils de 4 ans. Il adore et nous aussi, les histoires sont bien écrites et les voix comme à la télévision. Le seul inconvénient est qu’il faut en acheter au fur et à mesure, pas seulement pour lui mais aussi pour nous parce que les deux histoires de Marcus… on les connait maintenant par cœur !

https://tonies.com/fr-fr/

          Ma fabrique à histoire : « Pas d’écran, place à l’imagination avec la fabrique à histoires, la conteuse de chez Lunii ! Votre enfant choisit les différents éléments qui composeront son histoire : un héros, un compagnon, un lieu et un objet. Il créé ainsi sa propre histoire et peut en réinventer encore et encore en changeant les paramètres. Légère et compacte, la boîte à histoires contient 48 histoires des centaines d’autres à télécharger sur le Luniistore ! Entre tradition du conte et modernité, la fabrique à histoires offre une fabuleuse expérience d’écoute. »

Les avantages : L’enfant est maître de sa boite, il peut choisir son histoire, l’arrêter quand il veut et la reprendre après. Il peut écouter ses histoires tout seul avec un casque branché à la boite.

Notre avis : Nous l’avons aussi depuis ses 2 ans. Il s’y est intéressé de plus en plus  vers 3 ans. Au début il choisissait toujours la même histoire puis au fur et à mesure il s’est intéressé aux autres. 

https://lunii.com/fr-fr/ma-fabrique-a-histoires/

– L’application Alma studio : Une ribambelle d’histoire cette fois disponible sur mobile et tablette. « Quand l’histoire commence, l’écran s’éteint, on écoute. L’extinction de l’écran, aide l’enfant à se détacher du téléphone ou de la tablette. Il se concentre sur l’audio et se détend. Il s’agit d’une fonctionnalité essentielles d’Alma Studio, particulièrement intéressante à l’approche du coucher. Le catalogue inclut d’ailleurs des histoires douces évoluant vers des berceuses pour accompagner les enfants vers le sommeil. Le passage au noir matérialise le début d’histoires et de musiques originales écrites et composées spécialement pour l’audio, stimulant la même partie du cerveau que la lecture d’un livre.»

Notre avis : Nous avons essayé et notre petit y est plus ou moins réceptif en fonction des histoires. Une vraie alternative si votre petit a vraiment envie de prendre votre téléphone. Il/elle pourra mettre pause ou revenir sur le menu pour choisir une autre histoire, rien de plus. Martin Solveig étant à la baguette, les musiques sont vraiment bien travaillées et apporte un réel plus à l’immersion. Il faut noter également que le casting des acteurs choisis pour conter les histoires sont de hautes qualités. Vous pourrez retrouver les voix d’Eric Judor, Doria Tillier, Gad Elmaleh, Géraldine Nakache, Gérard Jugnot, Hakim Jemili,  José Garcia, etc…

 

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Référence : 
culture.gouv.fr
Academie-sciences.fr
Em-consulte.com 

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